En République démocratique du Congo, la nomination du chef électoral Denis Kadima a suscité l’opposition principalement des groupes religieux et d’autres partis d’opposition.

La cour constitutionnelle du Congo a prêté serment mardi au chef de la commission électorale au milieu de la controverse sur sa nomination.

L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo, lors de sa visite au Congo Brazzaville voisin a déclaré qu’il n’était pas d’accord avec le choix du chef de la commission électorale

La nouvelle nomination a été confirmée par le président Félix Tshisekedi mais contestée par l’Eglise catholique et les protestants qui représentent, selon M. Ambongo, plus de 90% de la population de la RDC et reprochent à M. Kadima sa proximité avec le chef de l’Etat, qui a déjà exprimé son intention de se représenter.

Selon les analystes politiques, la nomination de Kadima, originaire de la même province que le président, pourrait renforcer la main de Tshisekedi aux prochaines élections, mais pourrait également saper la perception de l’intégrité du scrutin et fracturer la coalition au pouvoir de l’Union sacrée.

M. Kadima, 60 ans, a été choisi par six des huit confessions religieuses.

Certains partenaires de la coalition se sont joints à l’opposition et à des groupes religieux pour accuser Tshisekedi d’avoir forcé la candidature de Kadima.

Les dirigeants des églises catholique et protestante, les responsables les plus respectés de la démocratie congolaise, ont accusé Tshisekedi de dérive oppressive et ont appelé ses partisans à se joindre à une manifestation le 6 novembre.