September 20, 2021
11 11 11 AM
L’adolescent namibien Mboma fait ses débuts en Diamond League
ABBA annonce son retour après des décennies d’écart
Al-Sisi invite Bennett au Caire après une médiation sur Gaza
respecter les commandements non par peur, mais pour rencontrer Jésus
Quatre dirigeants étudiants de Hong Kong arrêtés pour avoir « prôné » le terrorisme
Tchétchènes et talibans, le nouvel équilibre post-Kaboul
Taïwan ne s’effondrerait pas comme l’Afghanistan, selon le Premier ministre Su Tseng-Chang
La technologie et l’innovation sont les piliers du directeur financier en transformation
Facebook avertit désormais si un ami se transforme en extrémiste
Ayuso s’étend à 56 autres secteurs pour fournir une aide directe aux entreprises
Latest Post
L’adolescent namibien Mboma fait ses débuts en Diamond League ABBA annonce son retour après des décennies d’écart Al-Sisi invite Bennett au Caire après une médiation sur Gaza respecter les commandements non par peur, mais pour rencontrer Jésus Quatre dirigeants étudiants de Hong Kong arrêtés pour avoir « prôné » le terrorisme Tchétchènes et talibans, le nouvel équilibre post-Kaboul Taïwan ne s’effondrerait pas comme l’Afghanistan, selon le Premier ministre Su Tseng-Chang La technologie et l’innovation sont les piliers du directeur financier en transformation Facebook avertit désormais si un ami se transforme en extrémiste Ayuso s’étend à 56 autres secteurs pour fournir une aide directe aux entreprises

L’extrême droite de Le Pen est battue par les régionales françaises

Ils réaffirment le contrôle des anciens partis au niveau municipal et régional, en contraste avec l’hégémonie de Le Pen et du président Emmanuel Macron au niveau national. Et ils poussent plusieurs barons conservateurs comme candidats potentiels à la présidence française aux élections du printemps 2022.

Tous les sondages, jusqu’à présent, prédisaient que Le Pen irait au second tour avec Macron. L’inconnu est dans l’impact du scrutin régional sur les élections présidentielles

En vidéo, les déclarations de Marine Le Pen dimanche, après avoir connu les résultats. EFE / EPA / IAN LANGSDON / VIDÉO : REUTERS-QUALITY
Les régionales, et notamment la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où se situe Marseille, devraient être le tremplin de Le Pen pour se réaffirmer comme le principal rival de Macron en 2022. Il était temps, pour elle, de briser le plafond électoral qui l’empêche d’accéder au pouvoir au-delà d’une poignée de petites villes et villages, et les sondages lui ont redonné espoir.

Le revers sème le doute sur son leadership et sa stratégie à la veille du congrès du RN qui doit lancer sa campagne à Perpignan le week-end prochain.

L’actuel président de la région sud, Renaud Muselier, un candidat de la droite classique qui avait le soutien de la gauche et du centre, a remporté, selon les premières estimations, 57% des voix contre 43% pour Thierry Mariani, candidat de Le Pen, alors qu’il avait été le plus voté au premier tour, le 20 juin.

Le retrait du candidat de gauche Jean-Laurent Félizia, qualifié pour le second tour, et son soutien au conservateur Muselier, ont permis à l’ensemble du vote anti-Le Pen de s’unir et de faire fuir la possibilité que le RN l’emporte, par la première fois de l’histoire, une région française.

Marine Le Pen, leader de l’extrême droite française, a subi l’une des défaites les plus amères aux élections régionales françaises ce dimanche depuis qu’il a pris le contrôle du parti de son père, le Front national, il y a dix ans. La formation, rebaptisée il y a quelques années Regroupement National (RN), a clairement perdu en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), la seule où elle aspirait à l’emporter au second tour après un résultat médiocre en d’abord, il y a une semaine.

Marquées par une abstention record, ces élections ont donné la victoire, dans toute la France, à ceux qui détenaient déjà le pouvoir régional : la droite des Républicains (LR) et leurs alliés, et la gauche du Parti socialiste (PS) et les écologistes.

Le second tour a donné des victoires nettes à trois poids lourds de la droite classique qui veulent défier le centriste Macron à la présidence en 2022.

Celui qui bénéficie d’une meilleure position est Xavier Bertrand, agent d’assurance de profession, ancien ministre des présidents Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy et vainqueur dans la région nord et industrielle des Hautes de France avec 52,7% des voix. Mais ces élections favorisent aussi Laurent Wauquiez, ancien président des Républicains et Valérie Pécresse, également ancienne ministre Sarkozy. Wauquiez l’emporte en Auvergne-Rhône-Alpes avec 55,9% et Pécresse en Île-de-France, la région parisienne, avec 44,1% des voix, selon les estimations.

Bertrand et Pécresse se sont présentés comme indépendants ou avec de petites formations après avoir quitté LR, bien qu’ils soient restés dans l’orbite de leur ancien parti. Bertrand, Pécresse et Wauquiez ont déjà présidé leur région et illustrent l’une des tendances de ces élections : la victoire de ceux qui détenaient déjà le pouvoir et la défaite à la fois de l’extrême droite de Le Pen et du parti de Macron, La République en marche (LREM ). Le discours de Bertrand, dès la fermeture des bureaux de vote, sonnait comme une annonce de sa candidature à l’Elysée.

“Ce résultat me donne la force d’aller à la rencontre de tous les Français”, a-t-il déclaré, citant une phrase célèbre attribuée au général de Gaulle selon laquelle les élections présidentielles “sont la rencontre entre un homme et un peuple”.

Le Front Républicain
A l’échelle nationale, LR a obtenu 38% des voix, suivi par le syndicat du Parti socialiste (PS), les écologistes et autres formations de gauche avec 34,5%, selon l’estimation de l’institut Ifop.

Macron ne peut pas être satisfait : son parti est presque résiduel dans les régions. De plus, la droite, qu’il tente d’engloutir depuis des années, en sort renforcée et avec un nouvel élan pour montrer que les prochaines élections présidentielles ne doivent pas être l’affaire de Macron et Le Pen.

Dans le même temps, Macron maintient un niveau de popularité remarquable en France, supérieur à celui de ses prédécesseurs, et peut trouver des raisons d’espérer : Le Pen, son rival aux élections présidentielles de 2017 et prévisible en 2022, est fragilisé. Et le président est convaincu que, comme cela s’est produit par le passé, les dirigeants de droite aux ambitions présidentielles – Bertrand, Wauquiez et Pécresse – finiront par se battre et se surpasser.

Il est temps de tirer des leçons. Avant même le recomptage, des spéculations avaient commencé sur un éventuel changement de gouvernement après la défaite électorale. Pour le RN, le congrès de ce week-end peut être l’occasion d’analyser l’échec.

La défaite de Le Pen s’explique, en partie, par la formation du Front républicain, version française du cordon sanitaire pour isoler l’extrême droite. La pratique consiste à concentrer les voix sur un seul candidat – de gauche à droite – pour empêcher le RN d’accéder au pouvoir. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, il a été démontré que cela fonctionne toujours.

Mais il y a d’autres facteurs qui expliquent les mauvaises performances de Le Pen. Une explication est l’abstention, qui a démobilisé les jeunes électeurs et les électeurs modestes, l’un des motifs électoraux de Le Pen, qui s’est activement impliqué dans la campagne régionale. Il est possible que le RN ouvre un débat sur l’efficacité de la stratégie dite de normalisation consistant à éviter les débordements et les débordements, à modérer le message et à apparaître comme un parti de gouvernement et pas simplement un anti-système. Prochain rendez-vous : Perpignan.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *